La crise atteint l'immobilier d'entreprise !
Le marché de l’immobilier d’entreprise est également frappé par la crise, c’est ce que l’on peut conclure de l’étude semestrielle publiée par DTZ ou le groupe de conseil en immobilier d’entreprise, avec une diminution de 27 % de la demande de bureaux en Ile de France, une région où la majeure partie de marché est concentrée.
Les causes
Avec la crise, les investissements en immobilier d’entreprise ont considérablement chutés car les grandes entreprises ont préférées renégocier leurs baux. Ainsi, les chiffres montrent une grande différence entre les transactions de bureaux supérieures à 5 000 m² : 25 contre 32 au premier semestre de l’année 2008.
La baisse de cette transaction en immobilier d’entreprise est aussi expliquée par la restriction du crédit : restriction d’accès au crédit, baisse des volumes accordés, changement dans les termes des conditions de financement, renchérissement du coût du crédit… Ainsi, même le secteur financier présente un chiffre en chute libre de 18 700 m² au premier semestre de cette année contre 374 000 m² l’an dernier.
Mais selon encore les études du DTZ, la crise dans laquelle plonge l’immobilier d’entreprise est aussi due à la baisse du nombre d’implantations et le regroupement des effectifs suite aux propositions attrayantes (bureaux neufs) dans les périphéries. Ces régions sont notamment le Croissant Ouest et la Deuxième Couronne, résultat, aucune transaction n’a été enregistrée à Paris QCA alors que les deux régions citées ci-dessus ont fait des transactions supérieures à 5 000 m²
Les conséquences
En dehors de la baisse des transactions, l’immobilier d’entreprise, pour faire face à la crise ont baissé leur prix ; à Paris QCA, les prix ont baissé en un an de 830 €/m²/an à 750 €/m²/an. Dans certains marchés, les loyers sont devenus chers ; les immeubles de Paris et Ile de France se trouvent ainsi vides malgré la baisse des prix car les demandes sont en berne, tout cela au profit de l’offre grandissante en neuf des marchés périphériques.
En conclusion
En conclusion, l’immobilier d’entreprise, malgré l’attirance vers le neuf dans les secteurs périphériques, cela ne représente que 55 % des surfaces placées au premier semestre de cette année car le recul se joue et se complète par la différence de transactions observées dans tous les secteurs : offres importantes pour certains, loyers chers pour d’autres. Néanmoins, la situation reste toujours très préoccupante !
